Message du 11 février 1951
« Priez pour les Russes »
L’erreur messianique du communisme
« Priez pour tous les communistes » - La Chine.
« Si les croyants ne veulent pas changer, le monde est en danger »
Prémices intellectuelles du communisme
Les diverses apparitions mariales qui en ont parlé
La chute du communisme en Russie
De nos jours
« Prier pour les Russes en particulier »
La très Sainte Vierge Marie est une mère, remplie d'amour pour chaque être humain ; elle voit les hommes, et ceux qui souffrent. Le prix payé par la Russie pour libérer l’Europe et le monde du nazisme avait été énorme : 27 millions de morts, dont plus de la moitié civils, correspondant à 15% de la population (beaucoup plus que la France et les USA pendant toute la seconde guerre mondiale) ; environ 5 millions de déportés en Allemagne ; plus de 1.700 villes et gros centres habités, 70 mille petits villages dévastés ; 30 mille usines détruites. Comme d'autres, les Russes sont en deuil, et ils souffrent des privations qui sont les conséquences de ces destructions gigantesques. La Vierge Marie voit les plans de nouvelles guerres (e 15 septembre 1945, le département de la guerre américain prépare un plan secret qui envisage l’emploi de bombes atomiques sur 66 villes soviétiques) et Notre Dame demande, le 11 février 1951 : « Prier pour les Russes ».
1948. L’Allemagne est divisée en quatre zones d’occupation : américaine, britannique, française et soviétique. Berlin, bien qu’entièrement située dans la zone soviétique, est elle aussi divisée en quatre secteurs. Le 24 juin 1948, Staline organise un blocus terrestre de Berlin-Ouest pour protester contre l’unification économique des zones occidentales, ce blocus va durer un peu moins d’un an. Le 4 avril 1949, le traité d’Atlantique Nord est signé, c’est la naissance de l’OTAN. Le 12 mai 1949, les alliés ayant organisé un ravitaillement aérien massif de la ville, le blocus se termine. Berlin-Ouest devient une enclave occidentale entourée par le territoire soviétique. Notons que le 24 juin 1948 est le jour où Notre Dame donna à Marguerite ce message (près de chez ma tante, le soir) : « Si le monde ne prie pas mieux, il y aura une guerre presque terrible. » Mais il n’y eut pas de nouvelle guerre.
1949. En 1949, alors que l’URSS avait déjà testé sa première bombe nucléaire, la présidence américaine de Truman élabore un plan qui prévoit une guerre hypothétique avec l’URSS en 1957, incluant 300 bombes nucléaires dans 100 villes soviétiques, pour le cas où un conflit éclaterait. Il n’y eut pas de nouvelle guerre en 1957, mais la course aux armements dans de nombreux pays réduisit d’autant les dépenses civiles.
L’erreur messianique du communisme
Jésus est venu sur la terre pour restaurer l’homme. À quoi bon si le règne de Dieu sur la terre comme au ciel n’est pas assuré ? Ce règne est assuré, mais il est clair qu’il est à venir.
Lors du retour du Christ, l’humanité sera une demeure de Dieu : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. » (Ap 21,3). Dans la Cité sainte, « longueur, largeur et hauteur sont égales » (Ap 21,16). La forme cubique est celle du Saint des Saints, autrement dit, cette cité, royaume des justes ou civilisation de l’amour, sera, autant que le Saint des Saints, habitée par la présence divine.
La Cité sainte dont parle l’Apocalypse (Ap 21) peut être préparée maintenant, mais elle n’adviendra qu’après le retour du Christ. Le récent catéchisme de l’Église catholique nous prévient contre « l’imposture anti-christique qui se dessine déjà dans le monde chaque fois que l’on prétend accomplir dans l’histoire l’espérance messianique qui ne peut s’achever qu’au-delà d’elle à travers le jugement eschatologique » et vise en particulier le communisme dont Pie XI avait condamné le "faux mysticisme" de cette "contrefaçon de la rédemption des humbles" (Pie XI encyclique Divini Redemptoris du 19 mars 1937) » (CEC 676).
La Chine des années 1940 étant un pays majoritairement rural, Mao Zedong développe une stratégie de guérilla et d’encerclement des villes par les campagnes jusqu’au régime fondé en 1949. Peu de temps après, la campagne des « Trois-anti », lancée fin 1951, vise les cadres du Parti et les fonctionnaires, contre la corruption, le gaspillage et le bureaucratisme. La campagne des « Cinq-anti », déclenchée début 1952, visait le secteur privé urbain et ses différentes formes de fraudes. Des milliers de personnes furent arrêtées et condamnées à des peines de prison ou à des travaux forcés.
De plus, le nouveau régime considère les religions comme potentiellement liées à des influences étrangères, en particulier le christianisme. C’est ici qu’il faut un peu de recul historique.
- Il y eut sans doute une première évangélisation liée à saint Thomas et au prince Ying, qui mourut martyr en l’an 70 (cf. Travaux de Pierre Perrier sur la falaise de Kong wan Shang).
- La présence du christianisme est attestée au VIIᵉ siècle, sous les Tang, avec l’Église d’Orient arrivée en 635. Elle disparaît en grande partie au IXᵉ siècle.
- Il y eut une nouvelle évangélisation sous les Mongols au XIIIᵉ siècle, avec des missionnaires catholiques latins, qui s’éteint après la chute des Yuan.
- Le christianisme renaît au XVIᵉ–XVIIᵉ siècle avec les jésuites, jusqu’aux interdictions impériales du XVIIIᵉ siècle.
Enfin, au XIXᵉ siècle, après les guerres de l’opium, donc dans un climat d’humiliation, il y eut un fort développement missionnaire jusqu’en 1949. (Au XIXᵉ siècle, les Britanniques achetaient énormément de thé, de soie et de porcelaine à la Chine ; pour équilibrer leur balance commerciale, ils ont massivement vendu en Chine de l’opium produit en Inde. Humiliés, les Chinois ont mené deux guerres au terme desquelles la Chine fut contrainte d’ouvrir davantage ses ports, de céder Hong Kong, d’accepter la présence de missionnaires chrétiens et de verser de lourdes indemnités. Quelques décennies plus tard, la révolte des Boxers (1899-1901) a éclaté en réaction à ces humiliations et à la présence étrangère).
- Après la révolution communiste (1949), il y eut une réorganisation de l’Église sous contrôle étatique.
Le Saint-Siège, dirigé alors par Pie XII, refuse de reconnaître le gouvernement communiste et continue de considérer la République de Chine (Taïwan) comme le gouvernement légitime. En septembre 1951, les autorités chinoises expulsent le nonce apostolique, marquant la rupture formelle des relations diplomatiques. À partir de ce moment, l’Église catholique en Chine est progressivement organisée sous contrôle étatique, ce qui conduira, en 1957, à la création de l’Association patriotique catholique chinoise.
Dans l’Ancien Testament, le danger qui guettait les croyants, c’était le retour à l’idolâtrie – culte du veau d’or, culte des Baals – c’était aussi, comme le disait si bien le prophète Amos, celui de « vendre le pauvre pour une paire de sandales (Am 2,6).
De nos jours, le danger demeure de se contenter d’une piété sans agir contre ce qui opprime les pauvres. Le danger est aussi de « sacraliser » le capital, la croissance et la technologie, ou de sacraliser un groupe humain sans voir le bien commun.
À l’époque des apparitions, le 2 juin 1951, Pie XII donne la Lettre encyclique Evangelii Praecones, pour le progrès des missions. Dans cette Lettre, Pie XII demande de dénoncer le communisme et « ces doctrines violentes qui présentent la jouissance des biens de ce monde comme l’unique but de l’homme en cette vie ». Il demande aussi de soulager la misère et « d’accorder une propriété privée, autant que possible à tous ». En effet, « que cette servitude dérive de la puissance du capital privé ou du pouvoir de l’État, l’effet est le même ». Beaucoup d’autres textes ont suivi, ils forment la « doctrine sociale de l’Église ».
La relecture des événements des années 50 dépasse le cadre de cet article. De nos jours, le « joug » n’est plus celui des empires coloniaux, mais celui d’un système globalisé où la finance, la rentabilité et la logique des marchés dominent, ce qui crée une pression énorme sur les populations. Aujourd’hui, l’idolâtrie du capital et de la performance économique produit des dégâts considérables. Le résultat est une forme de désorientation morale collective : la morale et la foi sont reléguées au second plan.
Notre-Dame des étoiles dit que « Si les croyants ne veulent pas changer, le monde est en danger » (11 février 1951). Et il est éloquent que Notre-Dame des étoiles soit apparue à Tournai, ville natale de Clovis qui avait donné à nos pays une orientation spirituelle centrée sur le Christ, et des institutions voulant guider vers le bien commun et la justice, « dans les voies de la piété » : tout le contraire des idolâtries, quelles qu’elles soient. Dans la loi salique, rédigée une cinquantaine d’années après le baptême de Clovis à Reims (496), on peut en effet lire : « Que le Seigneur Jésus-Christ dirige dans les voies de la piété les règnes de ceux qui gouvernent »*
Le changement pourrait aussi être une claire affirmation de la joyeuse espérance du retour du Christ dans la gloire, car c'est dans les lacunes de la proclamation chrétienne que se développent les hérésies telles que le communisme.
* Extrait de : Claire MARTIGUES, Le Pacte de Reims, Ed. Saint-Michel, 1962.
Karl Marx (1818-1883) Dans son enfance, Marx était chrétien. Mais, comme le montrent ses poésies de jeunesse, il est devenu sataniste[1]. Il avoue : « Mon âme naguère fidèle à Dieu a été marquée pour l’enfer »[2]. Marx croyait à l’enfer et son programme consistait à y acheminer les hommes. Marx écrivait : « Regarde cette épée : le Prince des ténèbres me l’a vendue »[3] (dans les rites d’initiation supérieure du culte satanique, le candidat reçoit une épée enchantée qui lui assurera le succès). À 21 ans, Karl Marx disait encore : « Oui, ce monde qui fait écran entre moi et l’abîme, je le fracasserai en mille morceaux à force de malédictions » (finale d’ « Oulanem » (anagramme inversé de « Emmanuel »)[4].
En 1848, Karl Marx et Friedrich Engels valorisent, dans le Manifeste du Parti communiste, une forme d'organisation sociale sans classe et sans État-nation (l’internationale communiste).
À partir de la révolution des Bolchevics en 1917, le communisme devient une réalisation politique en URSS, rapidement internationale.
« Le point de départ est ‘national’ /…/, mais la perspective est internationale »[5]. Théoriquement, le communisme devrait s’accompagner d’un changement culturel des peuples. Pour Marx, le changement culturel devrait suivre la révolution, pour Gramsci, il devrait la précéder, la préparer.
Le communisme se répandit en Russie, puis en Chine, puis dans d’autres pays tels que le Cambodge. Globalement, le nombre de morts, en incluant famine et répression intérieure planifiée, est estimé, selon les sources et les méthodes de calcul, entre 60 à 80 millions.
Aux guerres et aux goulags s’ajoute la destruction de la famille : dès 1920, Lénine facilite le divorce, l’avortement, et l’homosexualité.
Un proche de Karl Marx, Mazzini, déclarait de lui : « Il a l’esprit destructeur et son cœur déborde plus de haine que d’amour pour les hommes »[6].
Le socialisme, le souci du prolétariat, l’humanisme sont autant de prétextes fallacieux. Le vrai but de K. Marx était la destruction de la religion. C’était déjà le but de Moses Hess, l’homme qui a converti Marx et Engels à l’idée socialiste. Il affirmait que la religion juive était morte ainsi que la religion chrétienne[7], ce qui d’ailleurs ne l’empêchait pas, dans son livre « Rome et Jérusalem », d’évoquer nos Saintes Écritures, le saint langage de nos pères, etc. Il s’agit là d’un embrouillamini diabolique volontaire.
Lénine n’avait pas hésité à écrire que « si, pour l’œuvre du communisme, il nous fallait exterminer les neuf dixièmes de la population, nous ne devrions pas reculer devant ces sacrifices »[8]. Il s’agit d’une parodie du langage biblique, une contrefaçon.
L’Apocalypse nous rappelle que la « vendange » est une prérogative céleste (Ap 14, 17-20), c’est pourquoi les chrétiens sont réputés pour être doux.
Dans l’encyclique Divini Redemptoris, publiée le 19 mars 1937, le pape Pie XI dénonce le communisme comme « intrinsèquement pervers », estimant que « l’on ne peut admettre sur aucun terrain la collaboration avec lui de la part de quiconque veut sauver la civilisation chrétienne ».
Quand la Vierge Marie apparaît et qu’elle demande de prier pour les communistes, elle ne fait pas de politique, elle ne lutte pas contre un régime ou un pays, elle lutte contre Satan.
À Fatima, le 13 juillet 1917 (troisième ), la Vierge Marie dit aux trois enfants voyants qu’elle reviendrait « demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé » pour obtenir sa conversion et la paix dans le monde. Plus tard, le 13 juin 1929, dans une apparition à Sœur Lucie à Tuy (Espagne), Notre-Dame revient effectivement sur cette demande et précise que « le moment est venu » de demander au pape, en union avec tous les évêques du monde, de faire solennellement la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé. [9].
À Tournai, la date du 2 mars comme fête de Notre-Dame des étoiles est une date importante pour la Russie : c’est le 2 mars 1917 que le Tsar abdique tandis qu’une paysanne guidée par un message céleste retrouve l’icône rouge de la Reine du ciel, Marie mère de Dieu, la « Tsarine invisible ». Le message est explicite : « Prier pour les Russes… et pour tous les communistes », et ce message, daté du 11 février 1951, semble relier Tournai non seulement à Fatima, mais aussi à Lourdes, donc à deux apparitions majeures.
Observons ce qui s’est passé dans le temps chronologique :
« Les fonctionnaires athées proposèrent d’établir, le 13 octobre 1991, une liaison radio et TV directe entre Moscou et Fatima. Ainsi, en direct du Portugal, le peuple russe serait informé des événements de Fatima, passés sous silence jusqu’alors. L’émission a atteint 30 à 40 millions de personnes dans l’empire soviétique. D’innombrables personnes eurent la révélation du désir de Marie de surmonter enfin les discordes et de restaurer par la prière, la conversion et la pénitence, l’union de tous les chrétiens dans son Cœur Immaculé. »[11]
Parallèlement, les évènements sont éloquents : le 22 août 1991, c’est l’échec du putsch visant à rétablir la ligne dure du communisme athée (le 22 août est aussi la fête liturgique de Marie reine). Le 8 décembre 1991, l’URSS a cessé d’exister, par une autodissolution pacifique. (Le 8 décembre est la fête de l’Immaculée conception, et c’est aussi le jour anniversaire de l’annonce par Jean-Paul II de la consécration de la Russie le 25 mars 1984)[11].
Ainsi, après les événements de 1989 et la chute de l’URSS, la Russie n’est plus communiste, (même si la mentalité communiste imprègne encore, ici ou là, la population).
Sœur Lucie explique : « Quand Notre Dame de Fatima a promis la paix, c’était par rapport aux guerres provoquées dans le monde par le communisme athée, mais non par rapport aux guerres civiles qui, elles, ont toujours existé et existeront toujours, jusqu’à ce que Dieu transforme ce monde – comme dit Jésus-Christ – en une terre nouvelle et un ciel nouveau »[12].
En outre, après la chute de 1989, il semble qu’il faille encore prier « pour les communistes » car le communisme ne se limite pas aux interprétations qu’en firent Lénine, Staline et Mao... À notre époque, le communisme, « mort » dans l’URSS de 1989, pourrait « revivre » selon le plan proposé par le Forum économique mondial : « vous ne possèderez rien et vous serez heureux » -- World Economic Forum predicted by 2030, “you will own nothing and be happy” (YouTube)
Une élite financière, qui se prétend innocente (à la place de Jésus !), impose aux populations de grands sacrifices, pour des motifs sanitaires ou écologiques. Ils sont les seuls à détenir le remède (les seuls « sauveurs » !) et se permettent donc d’éliminer les non-productifs ou les réfractaires, se posant comme juges à la place de Jésus, le Fils de l’homme auquel le Père a remis le jugement (Jn 5,22).
En dénonçant le millénarisme, le magistère veut éviter toutes les illusions idéologiques d’un règne de Dieu sur la terre AVANT la grâce très spéciale de la venue glorieuse du Christ (Catéchisme de l’Église catholique 675-676). Le magistère veut notamment dénoncer les faux messianismes (dont le communisme), qui sont tous fondés sur la négation de la divinité du Christ. Leurs partisans n’attendent rien d’un retour glorieux du Christ qu’ils n’adorent pas !
[1] Cf. Robert PAYNE, The Unknown Karl Marx, - Karl Marx inconnu, New York University Press, 1971
[2] Karl MARX, Poème « La vierge pâle ». Selon les archives, A Book of Verse (incluant « The Pale Maiden ») a été rédigé avant le 12 avril 1837.
[3] Karl MARX, Poème « Le ménestrel » publié dans la revue allemande Athenäum le 23 janvier 1841.
[4] Karl MARX, finale d’ « Oulanem », écrit en 1839 par Karl Marx alors qu’il avait environ 21 ans et était encore étudiant.
[5] Antonio GRAMSCI, Cahier de Prison n° 14, § 48
[6] Fritz RADDATZ, Karl Marx, Hoffman & Campe, Allemagne, 1975
[7] Moses HESS, La Revue n° 1, p. 288
[8] LÉNINE, Œuvres complètes, t. II, p. 702
[9] Le 25 mars 1984, après les mots « Mère de l’Église », Jean-Paul II a ajouté au texte officiel : « Éclaire surtout les peuples dont tu attends notre consécration et l’acte de confiance en toi ». Ses paroles imploraient la Vierge d’éclairer des peuples particuliers dont la Vierge attendait encore la consécration : Jean-Paul II savait que la consécration de la Russie demandée par Notre Dame de Fatima ne serait pas accomplie par la consécration de ce jour. Depuis 1984, et jusqu’à la chute du mur de Berlin, sœur Lucie a toujours soutenu qu’aucune des consécrations effectuées jusqu’alors ne remplissaient pas les conditions requises par la Vierge. En ce qui concerne les consécrations de 1982 et 1984, elle a déclaré catégoriquement dans une interview accordée au magazine Sol de Fátima en 1985 : « Tous les évêques n’ont pas participé, et la Russie n’a pas été mentionnée ». Pourtant, bien plus tard, dans l’introduction d’un document vatican sur le message de Fatima de 2000, le cardinal Bertone (alors secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi) rapporte que sœur Lucie aurait écrit, dans une lettre qu’il identifie comme datée du 8 novembre 1989, que « oui, cela a été fait, comme Notre-Dame l’a demandé, depuis le 25 mars 1984 », en référence à l’acte de consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie par le pape Jean-Paul II le 25 mars 1984. Cette déclaration n’a pas satisfait tout le monde. L’exorciste du diocèse de Rome entre 1990 et 2016, Don Amorth s’est dit « convaincu que sœur Lucie ne l’a jamais écrite » et il donne trois arguments : « -- Pourquoi le cardinal Bertone n’a-t-il pas montré cette lettre – alors qu’il aurait dû le faire – lorsqu’il a annoncé le troisième secret de Fatima ? -- Pensez-vous vraiment qu’il a fallu cinq ans à sœur Lucie pour dire que la consécration avait bien été acceptée ? [entre 1984 et 1989] -- Pensez-vous que Bertone attendrait pas moins de seize ans [de 1984 à l’an 2000] pour annoncer la validité d’une chose aussi cruciale que la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie ? ».
[12] Sœur Lucie, Le message de Fatima, Carmel de Coimbra, Fatima 2006, p.55-56